Société

RDC-SNEL: Deux machines tombées en panne au barrage d’Inga seront bientôt mise en service

C’est depuis quelque temps que presque toute la capitale congolaise est soufflé d’une panne d’électricité quotidienne. Ce manque de courant est suite à un déficit d’au moins 185 MW causé par l’arrêt de deux machines (G16 et G24) au barrage d’Inga, dans la province du Kongo Central.

En effet, le groupe 4 de la centrale d’Inga 2 (G24) produit une puissance de 130 MW, soit le près de ⅓ de la consommation de Kinshasa. Pour remédier à cette situation, le personnel exploitant 100% congolais de la SNEL est à pied d’oeuvre jour et nuit depuis l’arrêt.

« C’était une machine qui tournait. Pour la petite histoire, cette machine a déjà plus de 70 000 heures de fonctionnement. Il s’est fait qu’en date du 28 septembre on a eu des fuites importantes. En dehors du programme qu’on a habituellement par ce qu’il y a toujours un planning pour les travaux sur les différentes machines, il s’est fait que la situation s’est aggravée avant la date prévue pour son entretien. On a eu des fuites importantes, conséquence nous avons notre palier qui était pollué par l’eau et donc on ne pouvait pas continuer à faire tourner la machine dans cette condition. L’eau, c’est le principe du fonctionnement des machines. L’eau attaque la turbine, la turbine en tournant entraîne le générateur. Au niveau de la turbine, on s’arrange de garder cette eau là dans la turbine, c’est pourquoi il y a de dispositif pour contenir cette eau dans la turbine. Il y a les pots d’aube dans lesquels on a observé des fuites qui sont dues à l’eau qui est chargée, c’est à dire il y a plein de sable et avec le mouvement des aubes directrices qui permettent à l’eau de passer, c’est à dire de jouer sur le débit, l’usure s’est aggravée », a expliqué Olivier Tshibangu, chef de division a.i de la centrale Inga 2.

Pour cette panne dont les travaux mécaniques tendent vers la fin, les responsables de la SNEL projettent pour fin octobre la remise en service du groupe.

« La pièce en défaut est déjà au tour. On n’a pas eu besoin des expatriés, c’est l’exploitant SNEL c’est à dire les nationaux qui sont en train de travailler déjà. Nous sommes suffisamment avancés et d’ici quelques jours la pièce sera totalement requinquée et pourrait être remontée pour la reprise de l’exploitation de la machine au plus tard le 31 octobre », a-t-il déclaré.

Jienel Kambala

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