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RDC : Réaménagements dans la Magistrature et dans l’armée, simple coïncidence ou réussite d’une stratégie ?

Près de Cinq heures du temps de lecture par la porte-parole adjointe du Président de la République Tina Salama sur les ondes de la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC) des ordonnances ayant affecté essentiellement l’armée et la magistrature.

Pendant que le premier ministre chef du gouvernement se trouve en visite de travail à Lubumbashi dans le Haut-Katanga, le Président de la République a signé les ordonnances avec contreseing du Vice Premier Ministre de l’intérieur alors que l’article 79 de la constitution stipule que « Les ordonnances du Président de la République autres que celles prévues dans les articles 78 alinéa premier, 80, 84 et 143 sont contresignées par le Premier ministre. L’explication se trouve dans l’article 90 de la constitution alinéa 2 qui stipule que « Le Gouvernement est dirigé par le premier ministre, chef du Gouvernement. En cas d’empêchement, son intérim est assuré par le membre du Gouvernement qui a la préséance ». Le Président de la République aurait-il attendu que le Premier Ministre Sylvestre Ilunga (FCC) soit en déplacement pour que le VPM de l’intérieur Gilbert Kankonde (UDPS) ayant la préséance puisse facilement contresignés ses ordonnances ? ou il s’agit d’une simple coïncidence des circonstances ? Jusqu’à l’heure actuelle aucun commentaire officiel du Front Commun pour le Congo, allié du parti au pouvoir n’a été recueilli.

Des mises en place pour le contrôle de l’armée


Plusieurs réaménagements ont été effectué dans l’armée Congolaise, dont l’information principale est le remplacement de John Numbi, sous sanctions Américaines au poste d’inspecteur général des Forces Armées de la RDC (FARDC) par le Général Amisi dit « Tango Four), lui aussi sous sanctions. Annonce qui a tout de meme fait réagir l’Administration Américaine. Tibor Nagy secrétaire d’État adjoint américain aux Affaires africaines s’est exprimé sur son compte Twitter « Nous nous réjouissons que le Général John Numbi, sanctionné par les États-Unis, ne soit plus à son poste. Les États-Unis soutiennent l’engagement du président Tshisekedi à améliorer les droits de l’homme et à professionnaliser les forces armées congolaises ». Et à Peter Pham, envoyé spécial des Etats-Unis pour les régions de grand-lac de renchérir « J’ajoute mes félicitations à celles de Tibor Nagy pour S.E. le Président Félix Tshisekedi sur le progrès continu du programme de réforme en RDC. Les USA soutiennent les aspirations du peuple congolais à la démocratie et à l’état de droit ». Ci-dessous la liste des personnes nommées au sein de l’armée :

  1. Gabriel AMISI NKUMBA nommé inspecteur général des FARDC ;
  2. MATUTEZU LEWA André nommé, Chancelier de l’ordre national héros nationaux ;
  3. KAHUNGU YANKOLE Isidore nommé secrétaire général à la défense ;
  4. Yav IRUNG Philémon nommé commandant de la troisième zone de défense ;
  5. SUKABWE ASINDA Fall nommé chef d’état – major de la force terrestre ;
  6. LUBOYA NKANSHAMA Johny nommé commandant de la première zone de défense ;
  7. MAO Christian NDAYWEL et Dieudonné KYAMASA nommés adjoints ;
  8. MPUNZA NGOMA nommé chef d’Etat-major de la zone de défense ;
  9. Pacifique MASUNZU nommé commandant de la deuxième zone de défense ;
  10. ISHALINGONZA NDURU Jacques et Freddy Kalume nommés adjoint ;
  11. KAHERAYA Marcel nommé chef d’état-major ;
  12. WABASIRA Obed nommé sous – chef d’Etat-major en charge des opérations ;
  13. MANDIANGU MBALA Michel nommé sous – Chef d’Etat-major en charge des renseignements ;
  14. Le vice-amiral Jean – Marie Valentin MATALINGUMA nommé chef d’état-major de la force navale
  15. DIASUKA René nommé chef d’état-major de la force aérienne.

Les changements dans l’appareil judiciaire


Le Président de la République a également profité de cette tribune pour reformer les dirigeants de l’appareil judiciaire qui constitue l’un de pilier de son mandat. Avec l’obtention de la démission du Vice premier ministre de la Justice et l’abandon de la proposition des lois Minaku-Sakata, le PR a procédé à la nomination de 3 membres à la cour constitutionnelle dont Me Dieudonné Kaluba Dibwa, avocat près la cour de cassation et du Conseil d’État, également avocat à la Cour pénale internationale (CPI). Il a défendu l’état dans le procès Vital Kamerhe (100 jours). Si la question de coïncidence se pose sur la nomination de l’avocat de la République à la cour constitutionnelle, d’autres personnages ayant intervenu dans le procès 100 jours se sont vu promu. Il s’agit notamment du juge président Pierrot BAKENGE nommé président du Tribunal de Grande instance de Kinshasa et Kisula Betika Yeye (C’est lui qui était à la base de l’instruction judiciaire contre Kamerhe) s’est vu nommé Avocat général près la cours de cassation. Alors que les condamnés du procès 100 jours ont introduit un recours en appel de leur jugement, le Président de la République a également procédé à la nomination de Me Kaluila Muana, procureur général près la cours d’appel (Il était avocat général de la République lors du procès 100 jours).

Jonathan Tsasa

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