Politique

RDC-Affaire Minembwe: Pour l’ECC, le dossier Minembwe doit être renvoyé au Conseil d’Etat (Déclaration)

Au cours d’une déclaration faite ce mercredi 14 Octobre 2020, que l’Eglise du Christ au Congo (ECC) à travers son président national et représentant légal, le révérend André Bokundoa-bo-Likabe, a demandé au Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, de renvoyer le dossier sur l’affaire Minembwe au Conseil d’Etat.

En effet, l’ECC a félicité le peuple congolais pour le patriotisme manifesté sur l’affaire de la commune rurale de Minembwe.

Sur ce, l’ECC a formulé une panoplie des recommandations à différentes instances du pays dont:

A. Au Président de la République

  1. De veiller au respect de la Constitution et aux lois de la République ;
  2. De s’impliquer personnellement pour faire respecter intégralement la Constitution en dépit de certains articles qui posent quand-même des graves problèmes à l’harmonie et à la cohésion nationale, d’une part et à la souveraineté de notre pays, de l’autre ;
  3. De considérer, outre la mise en place d’un comité scientifique pour statuer sur « l’affaire Minembwe », la nécessité et l’urgence d’appeler les fils et filles du pays à des concertations nationales en vue d’examiner tous les problèmes qui perturbent la cohésion nationale, la paix durable et la stabilité socioéconomique de la RDC, lesquelles concertations ne visent aucunement le partage des postes ;
  4. D’intensifier les efforts pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens sur l’ensemble du territoire national, spécialement à l’Est du Pays ;
  5. De prêter une oreille attentive aux différentes revendications des acteurs politiques et ceux de la société civile en vue de la cohésion nationale ;
  6. De renvoyer le dossier Minembwe au Conseil d’Etat, organe compétant en la matière pour disposition ;
  7. De s’impliquer personnellement, en tant que garant de la Nation, dans la dynamique sociétale qui exige des reformes comme le proposent certains acteurs politiques et ceux de la société civile ;
  8. De poursuivre, sans relâche, avec d’autres institutions du Pays et la société civile, le combat de l’effectivité de la justice transitionnelle en RDC en vue de rencontrer les recommandations du Rapport Mapping.

B. Au Parlement

  1. D’examiner froidement « l’affaire Minembwe » en vue de lever des options courageuses pour toutes fins utiles. Dans le même registre, statuer sur toutes autres questions susceptibles de créer et de raviver les conflits tribaux et ethniques relatifs aux terres et à l’insécurité dans le pays ;
  2. D’encourager l’organisation des concertations nationales en vue d’examiner tous les problèmes qui perturbent la cohésion nationale, la paix durable et la stabilité socioéconomique de notre Pays, lesquelles concertations ne visent aucunement le partage des postes ;
  3. De recevoir et d’examiner les résolutions des réflexions nationales de la société civile sur les reformes électorales en vue de mettre dans le délai constitutionnel une nouvelle équipe à la tête de la CENI ;
  4. De prendre en compte les différentes situations sociales plus urgentes à résoudre dans l’examen du projet budgétaire 2021 ;
  5. D’examiner les mécanismes de la mise en œuvre de la justice transitionnelle coulée dans les recommandations du Rapport Projet Mapping avec comme corollaire l’installation d’une juridiction internationale spécialisée, la réparation des dommages causés aux victimes et la mise en place d’une commission vérité et réconciliation.

C. Au gouvernement

1.D’éviter des actions qui fragilisent la cohésion et l’action gouvernementale dont le pays a grandement besoin pour son développement ;

  1. De faire de la sécurisation du Grand Kivu, sans oublier d’autres coins de la République en proie à des attaques des forces négatives, une priorité par l’équipement et la motivation des FARDC pour la défense du territoire national ;
  2. D’examiner avec diligence toutes les questions susceptibles de créer et/ou de raviver les conflits tribaux et ethniques relatifs à la nationalité, aux terres et à l’insécurité dans le pays ;
  3. De prendre en compte des revendications de la population en vue de la satisfaction de ses besoins fondamentaux de manière générale ;
  4. Et de collaborer avec la société civile en mettant les moyens nécessaires pour l’accomplissement des initiatives qui relèvent de leurs compétences.

Jienel Kambala

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